Comment nous contacter ? 📱 061 27 18 28 Par mail : info@lespritjardin.be

Comment améliorer une terre trop acide ?

Cet article à été écrit par L'Esprit Jardin
13 novembre 2017

Une terre acide provient d’un sol souvent compact, humide et, de ce fait, pauvre en vers de terre ; l’activité en micro-organismes y est fortement ralentie. Il y a peu de production d’humus.
Faites d’abord réaliser une analyse de votre sol par un laboratoire. Un apport trop conséquent de chaux risquerait de stimuler trop brutalement les micro-organismes et d’amoindrir encore la quantité d’humus restante.
Plantes bio-indicatrices : terre légèrement acide : pâquerette, renoncule et oseille ;
très acide : bruyère, callune, genêts, fougère, etc. Des zones humides au potager sont difficiles à gérer. Aussi, optez plutôt pour des plantes ornementales bien adaptées à ce milieu : iris, achillée, anémone du Japon, primevère, fougère.
Il faut donc produire plus d’humus naturel pour rendre votre terre plus fertile. L’action du calcaire est d’alléger la terre, en conséquence de quoi les racines, l’eau et l’air pénétreront plus facilement dans le sol.
Parmi les amendements calcaires : chaux agricole, chaux magnésienne et chaux broyée (cette dernière a une action un peu plus lente).
Quantité : 10 à 20 kg/are au bêchage avant l’hiver ; respectez les conseils repris sur le bulletin d’analyse de votre sol.
N’apportez pas de chaux en présence de matières organiques. En effet, la chaux va accélérer la décomposition de ces matières et les réserves en humus vont diminuer. Les algues marines fossiles coccolithes sous forme de granulés conviennent bien pour une fumure d’entretien. L’année suivant le chaulage, implantez un engrais vert.

Pourquoi créer des zones protégées et quel est leur impact sur notre environnement ?
Dans le cadre du réseau Natura 2000, des zones protégées ont été créées et concernent les habitats naturels et les oiseaux. L’objectif est entre autres d’améliorer le sort de toutes les espèces d’oiseaux en Europe et de maintenir la biodiversité. D’où l’intérêt de délimiter des zones pour préserver bon nombre d’oiseaux et restaurer les territoires des migrateurs habituels.
Cette action est menée de concert avec la restauration des habitats naturels de la faune et de la flore sauvage. Il est évident que le maintien de cette biodiversité est un plus pour les auxiliaires naturels qui, en consommant un grand nombre de larves de parasites dans nos vergers et nos potagers, jouent un rôle de régulation primordial.
L’installation de nichoirs et d’abris naturels au jardin (chancres d’arbres, tas de brindilles, etc.) favorise la présence des oiseaux au jardin : pinson des arbres, verdier d’Europe, troglodyte, moineau, mésange, rouge-gorge, etc. Des actions sont menées pour aménager ou restaurer des habitats ; exemple : réaménagement de berges verticales pour l’hirondelle du rivage.
Dans ce cadre, le jardinier amateur est directement concerné. Il peut lui aussi agir pour : aménager des haies, un verger, une petite mare, des bandes fleuries et y accueillir ainsi de nombreux insectes et oiseaux en quête de nourriture. La présence des lombrics, cloportes et autres dans le compost est une autre source de nourriture pour les oiseaux.
Le recours aux techniques de lutte respectueuses pour l’environnement contre les parasites s’avère parfois nécessaire pour préserver le biotope.

Quelques mots sur le houx
Le houx est un genre qui comprend plus de 400 espèces et de nombreux hybrides. Ilex aquifolium est le houx commun. C’est un arbrisseau qui pousse assez lentement. Il est remarquable par son feuillage brillant et piquant, et ses fruits colorés rouges, jaunes, blancs ou noirs. Ses baies apparaissent en septembre et restent accrochées jusqu’en mars. Il existe des variétés au feuillage panaché vert et jaune. On peut le tailler pour lui donner une forme élégante.
Pourquoi mon houx ne produit-il pas de fruits rouges ? Le houx étant dioïque (fleurs mâles et femelles sur pieds différents), il est nécessaire d’avoir un pied de chaque à proximité pour qu’une abondante fructification se fasse. Les fruits apparaissent sur les pieds femelles. Cependant, il existe aussi quelques houx hermaphrodites (= fleurs mâles et fleurs femelles sur le même plant).
Le sureau est-il vraiment le garde-manger de la biodiversité ?
À planter de préférence dans un rideau végétal, haie, le sureau fleurit de juin à juillet ; il est pollinisé par les insectes. Ses fleurs blanchâtres très odorantes sont excellentes en tisane.
Seul le Sambucus niera (= sureau noir) est comestible. Ses feuilles sont parmi les premières à sortir au printemps et recherchées par de nombreux insectes, notamment les papillons nocturnes (sphynx du troène, phalène du sureau) ; leurs chenilles s’en nourrissent parfois exclusivement.
En mai et juin, les fleurs en ombelles attirent quantité de butineurs : abeilles, syrphes, mouches, papillons, cétoines dorées. Ces insectes seront à leur tour dévorés par des oiseaux.
Dès la fin août, les baies noires commencent à mûrir. Les fauvettes à tête noire et des jardins, les merles noirs, les grives, les rouges-gorges familiers en sont très friands. Les passereaux s’en restaurent avant de migrer.
Les tiges creuses sont utilisées par certains insectes (abeilles sauvages) pour y déposer leurs pontes et servent de refuge hivernal pour quelques autres espèces qui ne meurent pas en automne. Les tiges sont parfois colonisées par le puceron noir ; inféodé à cette seule plante, il délaisse les autres végétaux et attire des prédateurs comme les coccinelles, syrphes, chrysopes qui, eux, s’attaqueront à tous les pucerons du jardin.

Petit rappel des bonnes pratiques horticoles pour le jardinier amateur
Pour réussir ses cultures, il est important de connaître le climat de sa région et l’exposition de son jardin. Il y a lieu de veiller à la mise en valeur d’un milieu comme une zone ensoleillée ou abritée.
Bien que notre pays soit petit, la climatologie n’y est pas uniforme. Parmi les paramètres à prendre en compte, les périodes de gel et leur intensité déterminent les semis de printemps et les récoltes d’automne.
Avoir une connaissance parfaite de la nature de son sol est d’une grande importance. Il n’y a pas de mauvais sols à condition toutefois d’y adapter les cultures.
Toutes les plantes ont besoin de lumière, d’eau et d’éléments nutritifs ; cependant, ces exigences sont très variables selon les végétaux.
Le jardin est un petit écosystème ; on peut organiser de manière naturelle la diversité des organismes qui y vivent.
La biodiversité favorise le développement d’un équilibre entre les espèces. Les auxiliaires biologiques (coccinelles, chrysope, oiseaux) sont nos alliés contre les nuisibles.
Cultivez des plantes mellifères, plantez des massifs d’arbustes diversifiés et réalisez des abris à insectes.
La rotation des cultures, le compagnonnage, les plantes amies ou répulsives, les pièges font partie des techniques préventives contre les ravageurs ; de même, le mélange fleurs/légumes complique la vie des parasites.


2