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Des poules dans son jardin : en voilà une bonne idée !

Des poules dans son jardin : en voilà une bonne idée !
Cet article à été écrit par L'Esprit Jardin
27 août 2018

Détenir des poules dans son jardin et leur aménager un poulailler, voilà une bonne initiative et c’est à la mode ! C’est génial de pouvoir récolter des bons œufs au quotidien ou presque.
Anciennement, cette pratique concernait surtout les personnes âgées. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, et de plus en plus de jeunes ménages ont pris conscience de l’importance d’une alimentation saine et de leur environnement.
La qualité des produits de la basse-cour est incomparable à celle de l’élevage industriel. Le faible coût à l’achat des volailles est un incitant pour construire une petite basse-cour adaptée à vos possibilités et à votre consommation.

Quelques informations de base
Il existe plusieurs races de poules, toutes différentes. Bien souvent, faire son choix sur nos marchés n’est pas toujours judicieux, car ce sont des poules dites hybrides. Petit bémol : les volailles sont issues de croisements multiples pour faire de bonnes pondeuses et, malheureusement, ça les fragilise. Elles sont donc plus sensibles aux maladies que les anciennes races de notre terroir, les poules wallonnes.
Les volailles wallonnes sont rustiques, reconnues et font référence à l’étranger.
Je vous recommande la Fauve de Hesbaye, qui est une très bonne pondeuse et viandeuse, ce qui est plutôt rare, car en général les bonnes pondeuses ne sont pas des viandeuses, et vice versa : les viandeuses ne sont pas de bonnes pondeuses.
C’est le cas notamment de la poule de Malines (ou coucou de Malines) qui est connue pour la qualité de sa chair ; par contre, c’est une pondeuse médiocre.
La Brabançonne : très bonne pondeuse, ne couve pas ou très rarement ; très jolie, elle existe en plusieurs variétés. La poule de Herve : bonne pondeuse, avec une chair très fine.
L’Ardennaise : bonne pondeuse ; poule très active, sociale et familière à la condition de l’être avec elle ! Où les acheter ? Chez des éleveurs locaux ou via des associations.
Une poulette ne pond pas avant l’âge de 5 à 6 mois ; une bonne pondeuse ne dépasse pas 250 œufs par an.

Le cycle normal de la ponte
La ponte commence début janvier et diminue vers la fin du mois de juillet. Elle s’arrête dans le courant du mois d’août ; la mue prend alors la relève.
Comme tous les oiseaux, la poule a besoin de renouveler ses plumes. Retenons que les plumes sont composées en grande partie de protéines. La poule ayant besoin de puiser dans ses réserves pour pouvoir faire face pendant la mue, il faut alors distribuer une nourriture riche en protéines et variée qui activera la repousse des nouvelles plumes.
Pendant la mue, les volailles ont également besoin de calcium (coquilles d’huîtres, par exemple) et d’autres minéraux nécessaires en petite quantité : le phosphore, que l’on trouve dans les céréales et produits laitiers principalement (lait en poudre, croûtes de fromage), le chlorure de sodium (un bol de sel dans le poulailler est indispensable toute l’année) et du potassium, que l’on trouve dans les légumineuses et les fruits.
Le potassium agit en collaboration avec le sodium ; tous deux sont chargés de maintenir l’équilibre acido-basique.
Néanmoins, il est tout à fait normal que les poules restent plusieurs mois sans pondre.
Le cycle ovarien des gallinacés est aussi influencé par les jours qui rallongent. La ponte recommence normalement fin décembre ou début janvier.
La poule pondeuse est rentable, à la condition de recevoir une nourriture bien équilibrée ; les restes de la table seront donnés en guise de dessert. Le pain est à éviter ou offert avec parcimonie, car il provoque un déséquilibre alimentaire.

Les volailles auxiliaires du jardinier
Pendant la morte saison, vos gallinacés vous aideront à réduire les nuisibles au potager.
Les poules adorent farfouiller et manger insectes et parasites dont elles régulent ainsi la présence.
Avec leurs pattes et leur bec, elles vont gratter et scarifier la terre, la débarrassant ainsi des larves, vers et insectes ravageurs dont elles se nourrissent. Ce processus permet également d’aérer le sol.
Tout chez la poule est utile pour votre jardin. La fiente et la litière représentent un fumier de qualité très riche en azote, minéraux et oligoéléments.
Récupérez la litière et incorporez-la au compost de déchets végétaux. Vous allez ainsi réduire les mauvaises odeurs, mais aussi éliminer une partie des graines ingérées par les poules. Ainsi composé, ce compost sera un vrai plus pour vos légumes.


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