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Faut-il nourrir les oiseaux au jardin ?

Faut-il nourrir les oiseaux au jardin ?
Cet article à été écrit par L'Esprit Jardin
25 janvier 2017

Sur le sujet, les opinions sont divergentes. Le problĂšme est rĂ©guliĂšrement soulevĂ© lors des forums naturalistes et dans les revues ornithologiques, quand il n’est pas remis fondamentalement en question.

Il est clair que, depuis le nĂ©olithique, et trĂšs rĂ©cemment encore dans la cour des fermes, l’homme a toujours nourri les oiseaux sauvages. Par inadvertance, alors qu’il distribuait des grains Ă  la volĂ©e pour ses volailles. Aujourd’hui, certains vont plus loin en avançant que ce nourrissage est devenu indispensable.

L’environnement naturel, selon eux, s’est Ă  ce point banalisĂ© qu’il est nĂ©cessaire de compenser les pertes de ressources en proposant artificiellement un complĂ©ment alimentaire. Les chasseurs de petit gibier font bien la mĂȘme chose depuis que celui-ci est devenu introuvable dans nos chauves campagnes. Saison impitoyable, l’hiver soulĂšve aussi bien des questions auxquelles les sentiments de pitiĂ© et de compassion ne sont pas Ă©trangers : les oiseaux qui passent leur journĂ©e dehors souffrent-ils, trouvent-ils suffisamment Ă  manger ?

Pour leur part, les dĂ©tracteurs du nourrissage rappellent que les oiseaux nourris Ă  la mangeoire sont surtout des espĂšces opportunistes et sĂ©dentaires qui se portent plutĂŽt bien. En ville, ces appoints profitent aussi aux espĂšces exotiques invasives. À Bruxelles, les trois espĂšces de perruches doivent leur survie en hiver, au moins en partie, Ă  ces gestes de bienveillance. Les passereaux insectivores, migrateurs au long cours, qui doivent gagner les rĂ©gions subtropicales pour survivre, ne bĂ©nĂ©ficient Ă©videmment pas de cette opportunitĂ©.

Or beaucoup d’entre eux comptent pourtant parmi les espĂšces les plus menacĂ©es. Certains aiment Ă  rappeler aussi que, pour cruelles qu’elles soient Ă  nos yeux, les lois de la sĂ©lection naturelle qui sĂ©vissent de maniĂšre impitoyable en hiver restent de mise. La nature est ainsi faite. Moins de nourriture disponible, moins de temps Ă  consacrer Ă  leur recherche, plus de dĂ©penses caloriques : un adulte sĂ©dentaire sur deux ne passe pas la mauvaise saison. Seuls les plus forts survivent. Heureusement, ces espĂšces compensent les pertes par une fĂ©conditĂ© telle que les populations restent finalement en Ă©quilibre avec les ressources offertes par leur milieu.


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