Comment nous contacter ? đŸ“± 061 27 18 28 Par mail : info@lespritjardin.be

Les pollinisateurs : des partenaires indispensables

Cet article à été écrit par L'Esprit Jardin
11 février 2016

Abeilles domestiques, abeilles sauvages, bourdons, papillons
 ces insectes nous rendent des services inestimables dont on ne mesure pas toujours l’importance. En fait, la plupart des aliments que nous consommons tous les jours sont obtenus grĂące à la pollinisation « entomophile », rĂ©alisĂ©e par ces insectes formidables que l’on rencontre dans nos jardins.

Les chiffres sont Ă©loquents : 84 % des cultures agricoles dĂ©pendent du travail de ces butineurs infatigables ; 80 % des espĂšces vĂ©gĂ©tales sauvages en ont besoin pour survivre. Sans ces pollinisateurs, la plupart des fruits et des lĂ©gumes disparaĂźtraient de nos assiettes, ainsi qu’une partie de la viande et des produits laitiers qui dĂ©pendent de certaines plantes fourragĂšres visitĂ©es par les insectes.

La qualitĂ© de ces aliments, et notamment leur teneur en Ă©lĂ©ments minĂ©raux essentiels, est Ă©galement directement liĂ©e à l’activitĂ© des pollinisateurs. Nous ne pouvons tout simplement pas nous passer des services de ces partenaires indispensables.

Des causes diverses


Les facteurs de la disparition de nos pollinisateurs sont multiples : maladies et parasites, dĂ©rĂšglements climatiques, Ă©rosion globale de la biodiversitĂ©, agriculture industrielle intensive. Ce dernier facteur est toutefois à marquer d’une croix rouge tant il conditionne la survie de nos partenaires.

Le dĂ©veloppement de la monoculture a dĂ©truit une grande partie des habitats naturels des pollinisateurs, en uniformisant de plus en plus les ressources disponibles. L’utilisation massive des pesticides de synthĂšse, de plus en plus toxiques et dĂ©coulant prĂ©cisĂ©ment de ce mode de culture intensif et dĂ©sĂ©quilibrĂ©, touche l’ensemble des espĂšces de pollinisateurs.

Certains vous diront qu’on ne peut se passer de l’agriculture intensive pour nourrir l’humanitĂ©. C’est faux. Des alternatives viables existent dĂ©jĂ , qui respectent la santĂ© de nos indispensables partenaires ainsi que la nĂŽtre. Les mĂȘmes vous diront alors que changer de modĂšle agricole c’est mettre en pĂ©ril notre Ă©conomie. C’est faux.

 La valeur Ă©conomique de la pollinisation entomophile a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e entre 153 et 285 milliards d’euros par an, soit 3 à 5 fois le budget 2012 de la Politique Agricole Commune europĂ©enne (PAC). Changer de modĂšle agricole c’est, en fin de compte, s’assurer de se nourrir mieux tout en faisant des Ă©conomies et en prĂ©servant la biodiversitĂ©.

Le tableau serait bien sombre si on ne pouvait rien faire. Heureusement, chacun d’entre nous peut agir pour aider les pollinisateurs : changer, mĂȘme modestement, nos habitudes de consommation et privilĂ©gier une alimentation biologique, si possible locale et de saison ; offrir le gĂźte et le couvert aux pollinisateurs sauvages en amĂ©nageant un jardin accueillant ; renoncer dĂ©finitivement aux pesticides chimiques.


3