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Le forficule, un auxiliaire bien utile

Le forficule, un auxiliaire bien utile
Cet article à été écrit par L'Esprit Jardin
2 octobre 2018

Perce-oreille ! VoilĂ  un surnom lourd Ă  porter pour un insecte qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre en fait un prĂ©cieux auxiliaire du jardin. Ce surnom lui viendrait de la forme des cerques qui se trouvent au bout de son abdomen et qui ressembleraient aux pinces utilisĂ©es autrefois pour percer les oreilles : difficile avec un tel fardeau de paraĂźtre sympathique aux yeux des enfants ! Ces cerques sont en fait des armes dĂ©fensives contre les petits prĂ©dateurs et ne sauraient en aucun cas percer la peau des humains.

Les femelles forficules sont des mamans trùs attentives ; elles n’abandonnent pas leurs Ɠufs comme la coccinelle ou le papillon. La femelle creuse un terrier dans lequel elle s’occupe de ses Ɠufs et de ses larves, les nettoie et en prend soin durant leur croissance.
Selon les conditions climatiques, la durĂ©e de maturation des Ɠufs varie de 10 jours Ă  3 mois. Ainsi, la premiĂšre ponte, la plus importante, Ă  une incubation de plusieurs mois (de novembre Ă  janvier), la suivante, plus courte, a lieu en mars-avril et la derniĂšre en Ă©tĂ©.
Pour devenir adulte, la larve doit muer quatre fois. Elle n’atteindra la taille adulte qu’aprùs 40 à 50 jours. Chez les forficules, les jeunes ressemblent aux adultes mais ils sont plus petits, plus clairs et n’ont pas encore d’ailes. Les petites ailes de l’adulte ne lui servent que rarement, et uniquement pour planer sur de courtes distances.
On rencontre rarement les forficules en plein jour car ils n’aiment pas la lumiùre du soleil.
Ils sortent de leur refuge le soir et partent Ă  la recherche de leur nourriture : ils apprĂ©cient les pucerons, les acariens, les chenilles mais peuvent se contenter de vĂ©gĂ©taux en dĂ©composition.
On les accuse parfois de s’attaquer aux plantes ou aux lĂ©gumes ; leur prĂ©sence indique plutĂŽt la prĂ©sence abondante de nuisibles dont ils se dĂ©lectent. Ils constituent donc de prĂ©cieux auxiliaires au jardin.
Exemple : on les rencontre souvent dans les rosiers : ils y trouvent Ă  la fois un refuge dans les pĂ©tales et une source de nourriture avec les pucerons prĂ©sents.

Le gĂźte
Pour les accueillir, vous pouvez utiliser un pot de fleur retournĂ© rempli de paille et lĂ©gĂšrement surĂ©levĂ©. Lorsque vous constaterez leur prĂ©sence, vous pourrez dĂ©placer ce refuge oĂč vous le jugerez utile : Ă  proximitĂ© d’une plante infestĂ©e de pucerons, par exemple, ou dans un arbre fruitier. Pensez cependant Ă  le dĂ©placer lorsque les fruits arriveront Ă  maturitĂ©, car les forficules apprĂ©cient les vĂ©gĂ©taux bien mĂ»rs.


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